Publié le mardi 30 octobre 2007

Et moi et moi et moi, l'éternelle insatisfaite!

30 10 2007

"...qu'est ce que j'vais faire de ma vie, moi j'ai envie de rien, j'ai juste envie d'être bien..." Eh bien, c'est comme si je faisais tout pour ne pas être bien dans ce que je fais. Pourquoi est-ce que je m'entête à rester prof en suppléance après une journée où je me suis faite traîter de conne, d'injuste, de gros cul et j'en passe! Je ne sais pas si la satisfaction d'amener un jeune à réaliser la gravité de ses propos et à s'excuser platement après son impolitesse peut racheter la MERDE que je dois subir en tant que remplaçante... Mon heure et quart a beau être grassement payée, le stress qu'elle peut engendrer doit certainement équivaloir à une semaine de soixante heure! Il paraîtrait même que l'on compare la job d'enseignant à celle d'un chirurgien effectuant une délicate opération au cerveau... (ce que j'aimerais parfois leur faire !) Constamment sur mes gardes, je ne dois laisser transparaître aucune émotion car ILS voient tout et sautent à pieds joints sur la moindre faiblesse que l'on peut laisser poindre au devant de la classe! Pourquoi est-ce que je suis encore là??? Pour l'argent? Pour l'horaire léger me permettant ma vie de liberté 27? Et moi et moi et moi dans tout ça? Je n'ai jamais voulu me dévouer au sort des autres, ayant bien assez de ma petite personne à gérer. "...j'veux pas travailler, juste pour travailler, pour gagner ma vie, comme on dit. J'voudrais seulement faire, quelque chose que j'aime, j'sais pas c'que j'aime, c'est mon problème..." Telle la serveuse automate, j'essaie de régler ce problème en venant cultiver des tomates dans la tranquille nonchalence de la campagne mais cela ne suffit pas. Je ne suis qu'une éternelle insatisfaite!





2 Commentaires :

Commentaire écrit le mardi 30 octobre 2007 à 14:45:17 (lien)
SIM - Le Blogue Vivant

L'ingratitude à malheureusement pri la place de la reconnaissance dans presque toutes les tranches de la société, il est vrai que la suppléance en éducation ou ailleurs, crée chez les personne (qu'ils soit adulte ou ado) un sentiment d'indifférence puisque qu'ils sont la que pour un cours instant.
Il est aussi vrai dans la vie de tout les jours, les gens sont étranger entre eux...donc indifferent. Un malaise qui prend de plus en plus d'empleure et qui n'a aucune antidote, sauf celle de ce faire reconnaitre.

L'applaudissement n'est qu'une politesse. SIM


Commentaire écrit le mardi 30 octobre 2007 à 10:08:22 (lien)
Plotin - http://plotin.monblogue.branchez-vous.com/
Je ne sais pas ce que tu veux faire dans la vie, mais le job de professeur suppléant est certainement un des plus difficiles qui soient, surtout au secondaire. Les professeurs au régulier peuvent mieux s'en sortir. Au collégial, on a la paix en général. C'est beaucoup mieux. Ne lâche surtout pas et prends soin de toi. Comme me disait un des vieux professeurs lorsque j'ai commencé à enseigner : les profs restent tandis que les élèves passent. Vaut mieux prendre soin de soi que des élèves. Avec cette distance dans l'enseignement, on passe à travers et l'on dessert mieux les jeunes. Bonne chance!


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