Aussitôt arrivée, aussitôt repartie!

29 08 2008

Ça fait maintenant une grosse semaine que je suis de retour dans la civilisation... enfin, dans un pays dit développé. Et quoi? Déceptions par dessus déceptions. On perd tout quand on part longtemps, stabilité, maison, amis, famille même, pas de travail, pas d habitudes qui font de ta vie une vie, on perd même un peu la langue et l'identité, l appartenance à son peuple! Mais on garde quand même tout ce qui fait de nous des humains: besoins primaires, j'ai faim; je dois manger; je suis fatiguée; je dois dormir, ... donc il faut retrouver tout ce que l on a perdu afin de survivre. Assez basic non? Mais cette froideur, l'aspect du peuple nord-américain me donne des sueurs. Seule au Costa Rica, je me sentais beaucoup moins seule qu'ici. J'ai toujours prétendu savoir que le monde était indépendant et ne voulait rien savoir de son prochain mais là, après être sortie afin de mieux visualiser la situation de l'extérieur, je peux affirmer que j'étais effectivement dans le champ! Je n'aurais jamais pu penser à quel point c'était grave! Une semaine de solitude la plus totale de ma vie! Mais il y a tellement de monde... et pourtant. Et maintenant j'écris, voilà pourquoi les gens écrivent, parce qu'ils sont seuls. Avant, je qualifiais les Costaricains d'incultes, de sous-éduqués qui ne pensent qu'à baiser, se battre et boire de la boisson cheapette... mais enfin je crois qu'ils sont dotés de cette qualité plus qu'humaine que nous avons perdu depuis fort longtemps... cette qualité les attire vers les autres, peut importe de quelle manière je sais mais tout de même, ils sont sociables naturellement, ne portent pas de jugement a priori, ils sont dotés d'une curiosité sociale avant de ne penser qu'à leur petit confort qui crée une énorme distance humaine... Entonces, je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre par là-bas... je m'en retourne!




Penible retour a la realite...

19 08 2008

Apres trois mois dans la campagne du Costa Rica, sur le bord de la mer, avec mes toucans et mes perroquets, mes tarentules et mes scorpions (CUTE!), mes petites histoires de petit village quelque peu touristique... je me reveille dans la grande ville, attendant de prendre mon horrible avion pour le Quebec. En tout cas...




retour fatal...

02 05 2008

Comme je l'avais prévu, mon retour de voyage a été désastreux... J'ai vécu trop de simplicité, de sourires, de pureté pour revenir dans ce monde fané. Je dois donc repartir, en laissant une partie de mon cœur, de mon être derrière moi. Le bonheur, je vais le retrouver là-bas? Ou bien je le laisse derrière moi? Les regrets, je les aurai si je reste ou si je pars? De toute façon, il est trop tard maintenant, le seuil est franchi. Je m'en vais et je ne reviendrai que lorsque mes remords me bondiront en pleine face, que lorsque je serai seule, aussi seule qu'aujourd'hui...




6 dodos!

27 03 2008

L'appel du grand air, une vacance de la neige, un avion qui décolle, moi dedans, le Costa Rica, dans 6 dodos! Et après??? Quoi après? Quand après? Ou ben où?




J'ai tout le temps l'impression d'aller me jeter dans la gueule du loup!

27 02 2008

La neige, à la campagne, c'est l'envahissement, l'isolation, le retirement, c'est beau et c'est plein de possibilités (ski, raquette, bonhomme de neige, accidents,...) ah oui, c'est ça, accidents...est-ce que ça me tente à moi d'aller travailler quand il y a une tempête et que les routes sont enneigées et glissantes??? C'est quoi qui a de tellement URGENT pour que j'aille me foutre dans cette merde blanche au péril de ma vie??? MAIS FAUT PAS PERDRE SA JOB ET IL FAUT AGIR COMME TOUT LE MONDE! Je me souhaite bonne chance... Et je m'embrasse xxx




Retour au bercail

15 01 2008

...




Vive les vacances!

22 12 2007

Une fête, deux fêtes, trois fêtes, quatre fêtes, cinq fêtes,... C'est pas facile de tomber en vacances, c'est full cool débilement nice, on rit, on danse, vive les vacances! Je suis fatigué...déjà.




Vive la routine!

07 12 2007

Depuis toute ma vie que je ne la vie pas, la routine, la régularité qui revient et qui revient encore et se répète sans cesse. Toujours constituées d'imprévus, de différences, de divergences, de changements, de nouveautés, mes journées ne pouvaient pas m'ennuyer mais pouvaient par contre m'angoisser. Aujourd'hui, maintenant que je me lève toujours à 4h45; que je mange mes mêmes toasts en lisant le même journal qui répète sans cesse les mêmes choses; que je vais faire la même randonnée de raquettes à la même place et que j'en reviens gelée à la même heure; que je prends ma même douche de la même façon; que je pars travailler à la même heure et à la même place chaque jour de la semaine; que je sors marcher dans le même village à chaque midi; que je reviens à 4h30 à la même noirceur qu'à mon lever (...) Maintenant que tout est régulier, il n'y a plus de place pour le stress et l'angoisse. La fatigue me prend par surprise et m'engourdit afin de ne pas penser à mon lever du lendemain qui risque fort d'être pareil à celui d'aujourd'hui... arrive la fin de semaine, c'est quoi ça, une fin de semaine? C'est angoissant!




Trouvé!

06 12 2007

Je suis fatiguée: je travaille.




Time out!

14 11 2007

Break de commentaires, je me cherche une job et c'est pas drôle. Pour le moment, je peux dire adieux au surf...




Je m'ennuie pendant que mes Lemmings vivent...

08 11 2007

Mes chats (Le Lemming et Mini-ming, sa fille) dorment, mangent, se lavent, ils chassent un peu, grimpent dans les arbres et roucoulent de bonheur quand on les flatte. Je dors, je mange, je me lave, je fais mon marché, je vais courir dans les bois ou faire du vélo et je roucoule quand on me flatte. Comme mes Lemmings, je vis... pourtant, je m'ennuie et pas eux.




J'veux faire du surf su'l'Pacifique!

05 11 2007

Je ne sais pas si c'est l'arrivée du temps frais mais là, j'ai VRAIMENT le goût de partir apprendre à faire du surf au Costa Rica, ou au Brésil, et si j'en avais les moyens, en Polynésie ou dans le fond, n'importe où en autant qu'il y fasse beau et chaud, qu'il y aie des feuilles dans les palmiers et que le monde soit heureux d'être où ils sont... y compris les perroquets, les serpents et les singes. Car c'est ça qui fait la magie du voyage, on délaisse un univers rempli de monde blasé et fatigué pour rejoindre un paradis de sourires! Alors que je ressens cet appel, je me situe un peu dans cette catégorie (malgré le fait que je sois assez dure à blaser et à fatiguer) car j'aspire à ce bonheur partagé avec la bonne humeur ambiante qui semble toujours se détacher du réel. J'ai le goût d'aller loin, loin, loin, et je m'imagine en train de m'envoler sur une vague immense, debout sur une planche de "foam", et alors là, je crois que je ne pourrais pas être plus loin.




La chasse est ouverte!

31 10 2007

Étant donné que la saison de la chasse bat son plein, je suis en train de faire une folle de moi et, dans un petit village, l'information circule très vite! Les gens n'ont, ma foi, aucune pudeur... Ça peut sembler étrange pour certaines personnes mais, à l'instar des écureuils roux qui lancent des cris assez remarquables face au danger potentiel, je me protège en anticipant le danger en envoyant mon chant à travers les bois!!! Je passe mon temps à chanter ou bien à appeler l'ennemi en forêt: cela me protégera des éventuels coups de fusils pouvant être dirigés sur moi comme souvent cela arrive dans de bêtes accidents de partie de chasse. Je sais que je ne ressemble ni à une perdrix, ni à un chevreuil mais mieux vaut prévenir que guérir! En plus, il est assez agréable de chanter à tue-tête dans le bois lorsqu'on est tout seul au monde... essayez-moi ça pour voir! Mais il arrive parfois que je croise des gens en 4-roues et là...!!! On a aussi peur l'un que l'autre! Tout à l'heure, j'ai croisé un couple en tout-terrains et juste après m'avoir dépassés, ils se sont arrêtés et l'homme a dit "blablabla" à sa femme, ils m'ont regardé, elle a répliqué: "ah, oui?!" et ils ont poursuivi leur route... Bon. Qu'est-ce qui valait cette envie soudaine de blablater au sujet d'une jeune nouille qui se promène en ne prétendant rien d'autre que la contemplation de sa propre personne??? Ah! C'est peut-être lui que l'on avait croisé, une amie et moi, coiffées de perruques fluorescentes un mois avant l'halloween en criant comme des perdues en plein milieu de la forêt... Ou bien encore, peut-être que je marchais tout simplement sur sa terre à bois et qu'il était en train de me traiter de petite effrontée... Mais quelle importance, de toute façon, la prochaine fois que je le verrai, je dirai à qui veut l'entendre que ce bozo-là parlait dans mon dos l'autre fois! On n'a pas grand chose à s'occuper de, par ici!!!




La gestion de la liberté!

31 10 2007

Une autre journée où l'on ne m'appelle pas pour aller me faire fatiguer par mes jeunes zoufs!!! Alors, encore une fois, j'me demande: "qu'est-ce que j'vais faire aujourd'hui?" à part me demander: "qu'est ce que j'vaisfaire de ma vie???"... Une chance que je suis sportive et que j'adore le plein air sinon je vivrais chaque jour un vide angoissant! Alors je peux dire que je vais simplement aller profiter de mon congé forcé pour me rafraîchir dans le bois en cette magnifique journée d'automne. Mais qu'est-ce que je peux bien faire à aller passer 3-4 heures dans le bois à marcher vers nulle-part? Je ne fais que poser un regard contemplatif sur ma petite personne en train de marcher vers nulle-part dans le bois durant 3-4 heures! Ce que je remarque incessamment, c'est l'impossibilité récurente que quelque chose arrive sans que je ne l'aie volontairement provoqué. En ville, tout te saute dessus sans que tu ne le demandes et ça devient fatigant, tellement que tout le monde rêve de se réfugier à la campagne... ici, c'est le contraire! Alors je me souhaite une belle avant-midi de contemplation!




Et moi et moi et moi, l'éternelle insatisfaite!

30 10 2007

"...qu'est ce que j'vais faire de ma vie, moi j'ai envie de rien, j'ai juste envie d'être bien..." Eh bien, c'est comme si je faisais tout pour ne pas être bien dans ce que je fais. Pourquoi est-ce que je m'entête à rester prof en suppléance après une journée où je me suis faite traîter de conne, d'injuste, de gros cul et j'en passe! Je ne sais pas si la satisfaction d'amener un jeune à réaliser la gravité de ses propos et à s'excuser platement après son impolitesse peut racheter la MERDE que je dois subir en tant que remplaçante... Mon heure et quart a beau être grassement payée, le stress qu'elle peut engendrer doit certainement équivaloir à une semaine de soixante heure! Il paraîtrait même que l'on compare la job d'enseignant à celle d'un chirurgien effectuant une délicate opération au cerveau... (ce que j'aimerais parfois leur faire !) Constamment sur mes gardes, je ne dois laisser transparaître aucune émotion car ILS voient tout et sautent à pieds joints sur la moindre faiblesse que l'on peut laisser poindre au devant de la classe! Pourquoi est-ce que je suis encore là??? Pour l'argent? Pour l'horaire léger me permettant ma vie de liberté 27? Et moi et moi et moi dans tout ça? Je n'ai jamais voulu me dévouer au sort des autres, ayant bien assez de ma petite personne à gérer. "...j'veux pas travailler, juste pour travailler, pour gagner ma vie, comme on dit. J'voudrais seulement faire, quelque chose que j'aime, j'sais pas c'que j'aime, c'est mon problème..." Telle la serveuse automate, j'essaie de régler ce problème en venant cultiver des tomates dans la tranquille nonchalence de la campagne mais cela ne suffit pas. Je ne suis qu'une éternelle insatisfaite!




Ma job est tellement ingrate!

26 10 2007

ouf!!! C'est dur des fois...




Ma campagne va bientot s'endormir pour l'hiver

26 10 2007

On le sent, avec les premiers froids qui se pointent, la campagne veut s'endormir... les derniers préparatifs avant l'hiver sont entâmés: les jardins sont maintenant vidés, il faut épandre le fumier et labourer la terre; on ramasse les feuilles mortes (et il y en a des tonnes) et on les envoie dans le fond du bois; les belles couleurs de l'automne sont parties, on entre dans la grisaille qui durera deux mois. Ensuite, un autre hiver à la campagne, avec tout ce qu'il a de plus beau: promenades dans les bois en raquettes après une tempête de neige collant sur les épinettes, les branches dénudées et les troncs des érables qui dorment, le profond silence assourdi par l'épaisse couche ouatée fraîchement déposée sur le sol et qui reste là longtemps car ici, ça peut être long avant de pouvoir sortir de la maison! (Mais avec mon emploi, au moins, je n'ai pas à travailler un jour de tempête...) Mais viendront aussi les journées glaciales, venteuses de poudreries et ma voiture dérapera sur des lames de glace masquées par les accumulations de neige et je n'ai pas le goût de vivre ça alors, je resors ma liberté 27 en janvier et ... asta luego!!! Voy a ver la mare y el sol donde la calor es mejor de aqui!




La pluie recommence à tomber, j'ai sommeil

23 10 2007




Quand il pleut, surtout à la campagne, t'es mieux d'aller te coucher...

19 10 2007




J'ai monté une côte interminable dans une érablière avec Philippe Glass...

18 10 2007

Le chien n'était plus là. La bouteille d'eau que j'avais placée sur l'accotement en guise de repère y était toujours, je l'ai rapportée avec moi. Des fois, je me réveille la nuit, croyant avoir entendu un bruit, jeme concentre... eh oui, c'est bien ça, je m'habille, je descends les marches et je sors dans la nuit noire et silencieuse... les chiens, les loups, les coyotes! Ça hurle, ça jappe, ça se répond de tous bords tous côtés! Peut-être le chien a-t-il été dévoré... Enfin, belle promenade qui me réconcilie avec la campagne, même s'il m'est toujours étrange de constater que l'idée qu'un urbain (comme je l'étais) se fait de la campagne est à ce point idéalisée. Comme on peut s'y attendre, j'ai vu plusieurs choses durant ma ballade de 3 heures: des moutons, beaucoup de vaches, des chevaux se tenant sur 2 pattes car logée sur des buttes inclinées à 75 degrés (???), même des wappitis et des cerfs de virginie, des lamas, des canards d'élevage, des oies et même une perdrix. Mais j'ai aussi vu des bains, des laveuses, des carcasses de voitures, des terrains vraiment pas chics mais le pire, c'est qu'il y en a une quantité effrayante de ces maisons bordéliques qui représentent ce qu'est vraiment la vie à la campagne... la pauvreté et le désoeuvrement fait parti de mon paysage quotidien... même si laa vue que j'ai de mon chez-moi est idyllique: une très belle ferme sur une grande terre surplombée d'une érablière aux couleurs automnales... Un peu plus vers le village, il y a le Lac Maskinongé, un plan d'eau magnifique qui a toutefois acquis une mauvaise réputation depuis les histoires d'algues bleues... mais je n'ai jamais arrêté de m'y baigner et je n'en tire aucune séquelle (si ce n'est que de cette immense plaie qui recouvre la moitié de mon visage ainsi que le léger retard mental que j'accuse!). Ce que je disais, c'est que je n'ai croisé que deux visages humains en 3 heures de vélo! Et ces humains seraient des plus sympathiques car régionaux (selon un certain humoriste ayant vanté la gentillesse des gens en région hier aux Francs-Tireurs à TQ). Voilà plus d'un an que j'habite ici et, mis à part pour la job et pour payer à la caisse de l'épicerie, je crois qu'il n'y a que quatre ou cinq fermiers qui ont daigné m'adresser la parole et cela, parce que je suis tout le temps en train de me promener à pied ou à vélo et que ça les impressionne! (J'ai gardé ça de la vie urbaine) Mais eux, ils sont tous gras... et je n'ai jamais compris ça: ils travaillent physiquement toute la journée et ils sont gros, surtout les femmes... ça fait peur! Et ceux qui ne sont pas fermiers se noient dans l'alcool... Pensez-vous que je suis vouée à devenir grosse et alcoolique? Non, j'exagère, ici, ces "catégories" ne représentent que la moitié de la population permanente, et je dis permanente car il y a aussi le tourisme qui vient "embellir"la campagne... ce que c'est beau de voir notre petit village congestionné par les touristes et leurs gros chars et leurs gros bateaux tout l'été et qui quittent pour la saison froide! Anyway, durant ma promenade, j'ai roulé dans un petit chemin où il n'y avait rien d'autre que moi, mon vélo, une côte, une érablière toute colorée et, dans mes oreilles, Philippe Glass... et ça, ça m'appartient.




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